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L’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES) est née le 6 février 2011. Elle succède aux deux associations sœurs Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), nées en 1969 et 1987.

Notre objectif est d’ « œuvrer au sein des Églises et de la société, avec la liberté de l’Évangile, à de nouvelles pratiques de justice, de solidarité et de démocratie pour :


  • l’égalité et le partenariat entre femmes et hommes, en refusant toute forme de discrimination liée au sexe.

  • la transformation profonde des mentalités, des comportements, des institutions pour donner réalité aux droits et liberté de toutes et tous.

  • l’émergence de langages et de symboles renouvelés.

  • la promotion de recherches, notamment historique et théologiques, appelées par les trois objectifs énoncés ci-dessus »


dans le respect de la diversité des cultures et des spiritualités. »

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Non à l’utilisation politique du catholicisme

Communiqué FHEDLES - 4 décembre 2016

L’actualité récente, polarisée par le déroulement de la Primaire de la droite et du centre suscite en nous une grande inquiétude. Nous y avons constaté le retour de thématiques conservatrices, voire réactionnaires, que l’on pouvait croire dépassées. Dans le domaine de la vie sociétale, les conceptions les plus antilibérales et rétrogrades – en particulier en politique familiale – soutenues par des mouvements ultra-catholiques tels que  la Manif pour tous ou Sens Commun, ont fait une entrée remarquée dans les programmes électoraux : elles menacent des libertés chèrement acquises – droits des femmes, égalité femme/homme, non-discrimination à l’égard des homosexuel/le/s, etc.. Nous déplorons le retour d’une conception patriarcale de la famille. Les mesures économiques et sociales proposées par certains candidats, entre autres les attaques contre la sécurité sociale, ne feraient, si elles étaient appliquées, qu’amplifier les difficultés des plus pauvres. Dans le registre des pratiques politiques, nous avons été scandalisé/e/s par une instrumentalisation étonnamment décomplexée d’un catholicisme ultra-traditionnel qui semble se faire le porte-parole exclusif du catholicisme français. Nous redoutons le risque d’amalgame qui conduirait à confondre l’ensemble des catholiques, malgré la diversité de leurs choix et de leurs opinions, avec ce seul courant qui peut apparaître comme celui qui soutient une politique au profit des riches et au détriment des pauvres.

            FHEDLES, fidèle aux luttes qu’elle mène depuis longtemps, appelle les femmes et les hommes à réagir, et à s’engager, chacun/e/ à sa mesure, pour s’opposer à ces dérives. Soucieux de respecter le droit de chacun/e au sein de l’espace public, de faire valoir ses convictions religieuses et/ou éthiques dans une confrontation raisonnable, nous souhaitons que s’instaure un juste équilibre et ne voulons ni la disparition de toute attestation dans l’espace public ni la violation de la légitime séparation entre les Églises et l’État conformément à une laïcité garante de la liberté des consciences. À propos des questions sociétales, nous devons dénoncer tous les retours nostalgiques vers une société fermée, et inventer des pratiques nouvelles, susceptibles de faire régresser les nombreuses inégalités et discriminations qui subsistent entre femmes et hommes aussi bien dans  notre société que dans l’église catholique, afin d’ouvrir des chemins nouveaux à l’évangile.

 

 

 

Libre Opinion

La période de Noël est pour moi, à chaque fois, une source d’étonnement, d’émerveillement et de gratitude : Dieu s’est fait homme, et qui plus est (on devrait dire qui moins est) petit, bébé. La hiérarchie des valeurs est inversée : les rois sont renversés, les pauvres sont élevés. Le christianisme est la seule religion qui ose cette prétention : Dieu s’est fait homme. Les derniers sont les premiers et les premiers sont les derniers. Dans notre monde, ce message extraordinaire est peu entendu et je me demande si le comportement de notre Église n’y est pas pour quelque chose, comportement qui est celui d’une Église très hiérarchisée : en haut le pape, puis les évêques, puis les prêtres, et tout en bas, les laïcs et parmi eux les femmes. L’Église catholique n’a pas inventé cette hiérarchie, elle en a hérité d’une époque, justement d’une époque avant Jésus-Christ. Ne serait-il pas temps qu’elle change ?

Jésus Christ n’a-t-il pas inversé l’ordre des valeurs ? Le témoignage de l’Église ne serait-il pas mieux reçu si elle bousculait en son sein cette hiérarchie et accordait autant d’importance aux petits qu’aux grands, si elle donnait les mêmes fonctions aux femmes qu’aux hommes ?

Marie Bougnet, FHEDLES

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