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L’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES) est née le 6 février 2011. Elle succède aux deux associations sœurs Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), nées en 1969 et 1987.

Notre objectif est d’ « œuvrer au sein des Églises et de la société, avec la liberté de l’Évangile, à de nouvelles pratiques de justice, de solidarité et de démocratie pour :


  • l’égalité et le partenariat entre femmes et hommes, en refusant toute forme de discrimination liée au sexe.

  • la transformation profonde des mentalités, des comportements, des institutions pour donner réalité aux droits et liberté de toutes et tous.

  • l’émergence de langages et de symboles renouvelés.

  • la promotion de recherches, notamment historique et théologiques, appelées par les trois objectifs énoncés ci-dessus »


dans le respect de la diversité des cultures et des spiritualités. »

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Sabine ROUSSEAU, « Femmes-prêtres. Histoire d’une revendication »

Marie-Thérèse van Lunen Chenu nous propose plusieurs recensions de livres sur une question toujours actuelle. Voici la première.

On est reconnaissant à l’historienne Sabine Rousseau d’avoir su donner le bon  éclairage à cette question controversée de l’ordination des femmes en  la replaçant dans  son contexte et son cursus de mouvement collectif de conscience et de militance : article riche en références utiles. Requête ou revendication ? se demande-t-elle pour rappeler l’émergence de la question femmes telle que le Concile l’a rendue plus ardente encore. L’article nous rappelle les travaux pionniers du groupe Femmes et Hommes en Eglise (aujourd’hui FHEDLES), dès 1970, du groupe Effort Diaconal ainsi que des théologiennes de Lyon, Marie-Jeanne Bérère et Donna  Singles[1], s’inspirant des théologiennes américaines peu traduites et  peu connues en France à l’époque.Elle rappelle aussi ces réactions trop souvent passées sous silence mais pourtant vives, un peu partout dans le monde, de théologiens notables enfin conscientisés par l’argumentation difficultueuse des documents romains pour répondre, en 1973 d’abord puis en 1994, à une  demande d’ordination  qu’ils pensaient alors pouvoir clore définitivement… 

Trouble, désarroi, réserves… Sabine Rousseau cite d’abord des théologiens français comme Joseph Moingt ou Pierre Vallin dans des numéros spéciaux très utiles à relire. Elle souligne ensuite ce qu’elle appelle une mise en réseau international, puis, enfin, une transgression par des ordinations sauvages ou alternatives qu’elle décrit en pointant la diversité sans opposition des stratégies choisies. Sa conclusion reste pertinente : « Le mouvement n’est pas sorti d’un dilemme profond : comment se battre pour l’égalité entre les hommes et les femmes dans l’Eglise en dénonçant la main mise masculine sur le sacerdoce et en revendiquant l’accès des femmes aux ministères ordonnés, et, dans le même temps comment critiquer la sacralité de la figure du prêtre et combattre le cléricalisme ? »

Sabine Rousseau, « Femmes prêtres. Histoire d’une revendication » in Béraud, Gugelot & Saint-Martin (dir.), Catholicisme en tensions, EHESS, 2012, pp. 229-239.

Recension par Marie-Thérèse van Lunen Chenu (FHEDLES, Genre en Christianisme)

Télécharger toutes les recensions au format pdf


[1] Marie-Jeanne Bérère, Renée Dufourt, Donna Singles, Et si on ordonnait des femmes ? , Ed le Centurion, 1982.

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