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L’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES) est née le 6 février 2011. Elle succède aux deux associations sœurs Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), nées en 1969 et 1987.

Notre objectif est d’ « œuvrer au sein des Églises et de la société, avec la liberté de l’Évangile, à de nouvelles pratiques de justice, de solidarité et de démocratie pour :


  • l’égalité et le partenariat entre femmes et hommes, en refusant toute forme de discrimination liée au sexe.

  • la transformation profonde des mentalités, des comportements, des institutions pour donner réalité aux droits et liberté de toutes et tous.

  • l’émergence de langages et de symboles renouvelés.

  • la promotion de recherches, notamment historique et théologiques, appelées par les trois objectifs énoncés ci-dessus »


dans le respect de la diversité des cultures et des spiritualités. »

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Solidaires des prêtres autrichiens désobéissants (Strasbourg, 05/11/2011)

Le 19 juin 2011, des centaines de prêtres et diacres d’Autriche ont manifesté leur intention de suivre leur conscience plutôt que les instructions de Rome. Ils ont été rejoints par des prêtres français. Voici leur manifeste suivi du communiqué de nos ami-e-s du groupe Jonas Alsace et de leur invitation à réfléchir ensemble le samedi 5 novembre à Strasbourg.

« Le refus romain d’une réforme de l’Eglise nécessaire depuis bien longtemps et l’inaction des évêques non seulement nous autorisent, mais nous obligent à suivre notre conscience et à agir de notre propre initiative.

Nous prêtres voulons porter à votre connaissance nos intentions futures :

1)  Nous allons à l’avenir lors de chaque célébration intercéder en vue d’une réforme de l’Eglise. Nous prenons au sérieux la parole biblique : Demandez et vous recevrez. Ce qui compte devant Dieu, c’est la liberté de parole.

2)  Par principe, nous n’allons pas refuser l’accès à l’eucharistie aux croyants de bonne volonté. Ceci s’applique en particulier aux divorcés-remariés, aux membres d’autres Eglises chrétiennes et à l’occasion à ceux qui ont quitté l’Eglise.

3)  Nous allons éviter autant que possible lors des dimanches et jours fériés de faire plusieurs célébrations ou de faire intervenir des prêtres qui sont de passage ou qui sont étrangers à la localité. Il est préférable d’élaborer soi même une célébration de la parole plutôt que d’avoir une liturgie présidée par des acteurs en tournée.

4)  Nous allons à l’avenir considérer qu’une liturgie de la parole avec distribution de la communion est une célébration eucharistique en l’absence de prêtres et la nommer ainsi. Nous remplirons ainsi nos obligations dominicales en cette période de pénurie de prêtres.

5)  Nous n’allons pas non plus respecter l’interdiction d’homélie à des laïcs compétents et formés ou à des professeures de religion. Il est nécessaire en ces temps difficiles d’annoncer la parole de Dieu.

6)  Nous allons aussi œuvrer pour que chaque paroisse ait son propre chef, que ce soit un homme ou une femme, marié ou non, que ce soit sa fonction principale ou non. Il ne s’agit pas de faire des regroupements de paroisses mais de définir une nouvelle image du prêtre.

7)  En conséquence nous allons donc utiliser toutes les occasions pour nous exprimer en faveur de l’accession à la prêtrise des femmes ou des personnes mariées. Et nous les accueillerons en tant que collègues prêtres.

De plus nous nous sentons solidaires de tout collègue qui a dû interrompre ses fonctions parce qu’il s’est marié, mais aussi avec celui qui continue d’exercer en tant que prêtre bien qu’il entretienne une relation. Par leur décision, les uns et les autres suivent leur conscience, comme nous d’ailleurs aussi avec notre protestation. Nous les considérons de la même manière que le pape et les évêques, comme nos frères. Quels sont ceux qui seront nos prochains, nous ne le savons pas. Un seul est notre maître et nous tous devrions, en tant que chrétiens et chrétiennes, être des frères et sœurs. C’est la raison pour laquelle nous nous mobilisons, nous intervenons et nous prions. Amen. »

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Communiqué de Jonas d’Alsace

Les groupes Jonas Alsace, réunis à Sélestat le 16 octobre 2011,  communiquent :

JUSQU’À DÉSOBÉIR ?

Éclairés les uns par les autres et par la lecture de l’Évangile, nous obéissons à notre conscience :

Nous sommes heureux quand des frères et sœurs divorcés remariés ou chrétiens d’autres confessions partagent avec nous le repas eucharistique.

Nous sommes heureux quand des laïcs formés, hommes et femmes, s’adressent à l’assemblée au cours de la liturgie pour nous aider à mieux comprendre et à mieux vivre la Parole.

Nous sommes heureux quand des communautés savent vivre et célébrer en l’absence d’un prêtre et maintenir la présence de l’Évangile sur leurs lieux de vie.

Nous serons heureux quand notre Église confiera les communautés locales à celles et ceux qui y seront appelés, selon leurs compétences et quel que soit leur état de vie.

Nous remercions et nous soutenons tous les prêtres et diacres qui, à la suite de l’appel des théologiens allemands, des prêtres autrichiens, irlandais et du diocèse de Rouen, choisissent et choisiront de « désobéir » pour mieux manifester la tendresse de Dieu.

Nous savons que, à l’instar de 71% des Autrichiens, les chrétiens que nous rencontrons soutiennent le mouvement qui est en train de naître.

Pour plus d’informations sur les groupes Jonas d’Alsace :http://jonasalsace.over-blog.org/

Contact :jean.paul.blatz@gmail.com

 

INVITATION

Solidaires des prêtres autrichiens, prenons la parole et agissons . Venez nous rejoindre  Samedi, 5 novembre 2011 à 10 heures  au Foyer de l’Etudiant Catholique (FEC),  17, place Saint-Étienne,  Strasbourg.

Pour partager fraternellement nos préoccupations sur la mission de notre Eglise.

Pour témoigner de notre espérance en son renouveau.

Afin que la Parole de Dieu soit à nouveau entendue comme révélation de la tendresse de Dieu pour les hommes et qu’elle redevienne source d’engagements pour un monde plus juste.

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