Scandales dans l’Église catholique

Les scandales et les crimes commis par la hiérarchie de l’Église catholique sont enfin dénoncés : pédophilie, non dénonciation de pédophiles, mépris des victimes, vie dissolue de cardinaux.

Comment des clercs,  prêtres, évêques et cardinaux, appelés à des vies consacrées, pour certains à diriger l’Église, ont-ils pu tromper  l’ensemble des catholiques et le monde entier pendant tant d’années et trahir si violemment l’Evangile ? 

Ils ont fait passer avant l’amour des hommes et des femmes profondément meurtries, la sauvegarde d’une institution, par peur du scandale et du risque pour l’Église  de son affaiblissement. Las, tout finit par se savoir et ces scandales longtemps cachés finissent par venir à la lumière. 

Comment en est-on arrivé là ?

Pour FHEDLES il y a trois raisons fondamentales :

  • La structure pyramidale de l’Église, les rapports très hiérarchiques entre ses membres, et  la conscience de ceux qui détiennent le pouvoir, d’être supérieurs et d’avoir plus de droits que les laïcs.
  • La domination masculine au sein de l’Eglise : le clergé  marche sur une jambe, il boite. Dieu nous a créés avec deux jambes, deux bras, deux yeux, et deux sexes. Se couper de l’un des deux sexes, interdire aux femmes les ministères, la participation aux grandes décisions de l’Église, fait perdurer un clivage, un sentiment de supériorité des hommes sur les femmes qui conforte son organisation  hiérarchique.
  • Le caractère sacré de la personne du prêtre qui intervient « in persona Christi », qui impose donc une pression morale très forte sur les personnes.

Jésus Christ est venu au monde pour libérer les hommes et les femmes. Pourquoi de nos jours encore, prendre prétexte que Jésus était un homme pour interdire aux femmes, dans l’Église,  les mêmes rôles que les hommes ?

Tant que l’Église catholique n’acceptera pas que les femmes aient les mêmes droits et responsabilités que les hommes, tant qu’elle gardera une organisation hiérarchique, tant qu’elle ne repensera pas l’organisation et la théologie des ministères, les dérives continueront, avec toujours  la tentation de les camoufler.

Qu’en est-il de sa crédibilité pour la transmission du message des Évangiles ?

Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ;  et celui qui veut être le premier sera votre esclave.  Ainsi, le Fils de l’Homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude  (Mathieu, 20, 26-27)

Auteurs·trices : FHEDLES