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L’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES) est née le 6 février 2011. Elle succède aux deux associations sœurs Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), nées en 1969 et 1987.

Notre objectif est d’ « œuvrer au sein des Églises et de la société, avec la liberté de l’Évangile, à de nouvelles pratiques de justice, de solidarité et de démocratie pour :


  • l’égalité et le partenariat entre femmes et hommes, en refusant toute forme de discrimination liée au sexe.

  • la transformation profonde des mentalités, des comportements, des institutions pour donner réalité aux droits et liberté de toutes et tous.

  • l’émergence de langages et de symboles renouvelés.

  • la promotion de recherches, notamment historique et théologiques, appelées par les trois objectifs énoncés ci-dessus »


dans le respect de la diversité des cultures et des spiritualités. »

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Réponses à M.-T van-Lunen Chenu sur la commission d’étude sur le diaconat des femmes

A propos du communiqué du 13 mai 2016

Je me pense chrétienne et féministe et cependant je ne peux  souscrire entièrement aux propos signés par ce communiqué. Dans la lente marche de l’Église, je ne suis pas aussi sûre que le maximalisme et l’exigence du « tout ou rien » soit efficace. Du reste, l’article affirme aussi que « dès que les femmes accèdent à ce palier, les autres cèdent les uns après les autres ». Il vaudrait mieux, me semble-t-il, soutenir les efforts du pape plutôt que de lui faire un procès d’intention (sa culture, sa formation…). Quant aux dérives cléricales possibles de ce nouveau ministère, le pire n’est pas toujours sûr. Mais il est vrai que l’ordination des femmes devrait être toujours à l’horizon et que, hélas, ce n’est pas pour demain.

Georgette Pastiaux

J’ai lu avec intérêt le texte, j’en comprenais et partageais les arguments, toutefois je pense qu’il faut bien commencer…et je pense que c’est assez habile de commencer par là car les esprits y sont depuis longtemps un peu accoutumés. Après tout on en parle depuis le concile ! D’autre part lorsque l’on aura pris l’habitude, ne serait-ce que par le regard, de voir des femmes, à l’autel par exemple, des arguments du cléricalisme et du ritualisme actuels finiront par paraître incongrus. Je pense par ailleurs que le pape est lui-même en butte au cléricalisme et il compte assez habilement sur les laïcs et sur les femmes pour tenter de le « déborder ». Cela me paraît de bonne stratégie car l’opposition frontale a ses limites.

Claudine Bénard

Mais voyons : Femmes diacres : pour quoi faire ? Une seule réponse : nous avons besoin de pasteurs. Nous manquons de prêtres et de diacres, n’est-ce-pas ! Eh bien les femmes ont leur place dans cette mission : diacre ou prêtre ! Mais OUI Une femme évêque ne me choquerait pas ! MARIE n’a-t-elle pas une grande place dans notre religion. Pourquoi donc serait-elle la seule ? Prenons exemple sur nos frères protestants ! Les temps changent, vous semblez l’oublier !

Christian Gauvin  7

Je vous félicite pour ce texte que j’approuve entièrement Un déjà ancien. Henri-Jacques Stiker

Un peu déçue par ce texte. En effet, après avoir lu l’exhortation apostolique « La joie de l’amour » et l’annonce d’une ouverture au diaconat pour les femmes, je pense qu’il y a une évolution, certes mince, dans le regard porté sur les femmes par le pape. Je ne l’ai pas vu justement nous « enfermer dans notre appartenance sexuelle : vierge ou mère », à l’instar de Jean-Paul II et Benoît 13 et 3. Insensiblement, j’ai l’impression que le paquebot « Église » vire de bord : ce pape est jésuite + argentin (patrie du tango) : deux pas en avant, un en arrière et un sur le côté, donc difficile à suivre. La décléricalisation est souhaitée par le pape lui-même, et, ce qui est intéressant, une sorte de « régionalisation », qui pourrait mieux « inculturer » la question des ministères.  Évidemment, il ne faut pas espérer de décisions rapides, François lui-même n’en verra pas la couleur, et la mise en oeuvre de réformes se heurte à des oppositions farouches (cf le dernier synode). Nous devrions cependant je pense être + « souples » et mieux accueillir ce petit pas pour mieux faire passer notre réflexion et prévenir les dangers d’un diaconat féminin  au rabais.

Françoise Roquet

Je suis en accord avec le texte de M. T. Van Lunen Chenu.  Une petite réflexion à partager : Il me semble qu’en France, avec l’affaire Barbarin, l’Église catholique est arrivée presque au bout de l’impasse dans laquelle elle s’est enfermée. Si Barbarin (le primat des Gaules, et non un petit évêque de province) est condamné, le divorce entre le clergé et le catho ou le non-catho de base sera tel que la réaction, aussi mesurée sera-t-elle, deviendra indispensable. Je ne suis pas d’un optimisme béat, mais je me réfère à la question homosexuelle, qui, après la manif pour tous et ses excès (voire son ridicule), a permis, non seulement de poser la question dans de nombreux diocèses, mais a également enclenché une réflexion. Il n’est plus utopique de parler aujourd’hui d’une pastorale des homosexuels. Par là, les réflexions sur la sexualité d’un clergé masculin et célibataire seront posées.  Certes nous ne ferons pas l’économie de la question symbolique, que je trouve particulièrement absente dans nos réflexions. Comment remplacer la fameuse symbolique sponsale (ou plutôt diabolique, puisqu’elle provoque de la discrimination et de la division), par une symbolique de l’alliance (donc intégrant la sexualité) avec un Dieu père/mère  (mais père dans l’Évangile) et non masculinisé ? Ce n’est pas la dimension intellectuelle qui nous manque, mais la dimension pastorale, liturgique, pédagogique. Mais je crois surtout que le temps est venu, non seulement de dire que les femmes peuvent être évêques, prêtres, diacres, mais que par fidélité à l’alliance, par nécessité de la mission, il nous faut absolument ordonner des femmes. Dénoncer les failles et les manquements d’un clergé uniquement masculin, et non seulement demander l’égalité. Devenir offensives, et non défensives, car le clergé tel qu’il est a perdu son aura. La « pastorale Jean-Paul II » a conduit l’Église à l’échec. Il est temps d’en tirer les conséquences dans chaque diocèse, avec le pape actuel qui prend le bon chemin. Mais ça sera long,…..

Françoise Roquet

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