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L’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES) est née le 6 février 2011. Elle succède aux deux associations sœurs Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), nées en 1969 et 1987.

Notre objectif est d’ « œuvrer au sein des Églises et de la société, avec la liberté de l’Évangile, à de nouvelles pratiques de justice, de solidarité et de démocratie pour :


  • l’égalité et le partenariat entre femmes et hommes, en refusant toute forme de discrimination liée au sexe.

  • la transformation profonde des mentalités, des comportements, des institutions pour donner réalité aux droits et liberté de toutes et tous.

  • l’émergence de langages et de symboles renouvelés.

  • la promotion de recherches, notamment historique et théologiques, appelées par les trois objectifs énoncés ci-dessus »


dans le respect de la diversité des cultures et des spiritualités. »

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Communiqué : soutien à l’évêque William Morris révoqué par B16 (FHEDLES)

Communiqué de presse de FHEDLES, 13 mai 2011 : soutien à l’évêque William Morris et à l'égal accès des femmes et des hommes aux ministères

Depuis 1969 l’association féministe mixte Femmes et Hommes en Église (FHE) promeut l’égalité complète pour les femmes et les hommes dans l’Église catholique et dans la société.

Depuis 1987 l’association Droits et Libertés dans les Églises (DLE) travaille à la reconnaissance des droits et libertés fondamentales[1] dans une Église plus démocratique et dans la société.

Aujourd’hui leurs membres s’unissent au sein de FHEDLES.

Nous poursuivons le travail de fond engagé au cours de nos 22 colloques et de nombreuses publications, telles récemment : Du Neuf chez les Cathos[2] ; L’Écoféminisme[3] ; Femmes prêtres[4] ; Faire Église autrement[5] ; Pour un statut associatif de l’Eglise catholique en France[6].

Nous prenons position :

FHEDLES soutient William Morris, évêque catholique de Toowoomba en Australie, révoqué par le pape Benoît XVI pour avoir simplement émis l’idée qu’il pourrait y avoir plus de prêtres si l’on explorait des pistes fermées aujourd’hui, notamment celle d’admettre des femmes à cette fonction. Nous croyons que cette révocation porte atteinte à l’égalité des femmes et des hommes et à la communion des Églises.

  • Nous nous étonnons de cette révocation qui est extrêmement rare à juste titre car le pape est évêque de Rome et ne saurait révoquer un frère évêque comme un simple préfet. Ce type de mesure disciplinaire blesse la communion des Église locales valorisée par le concile Vatican II, nous éloigne de la communion tant souhaitée avec les Églises d’Orient au gouvernement plus collégial et détourne Benoît XVI de sa charge de « serviteur des serviteurs de Dieu ».
  • Nous sommes peiné·e·s et en colère de voir avec quelles célérité et sévérité une décision est prise quand il s’agit de réprimer l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités. Une simple opinion publique contraire à celle de Rome a suffi, et sur une matière qui ne menace en rien la foi catholique mais relève de son organisation au même titre que le célibat des prêtres. C’est la part sombre de l’héritage de Jean-Paul II. L’exclusion des femmes du gouvernement de l’Église est devenue le cœur de la doctrine catholique à tel point que l’on en fait un obstacle majeur à l’union avec l’Église anglicane et que Rome accueille en ce moment individuellement des prêtres et laïcs anglicans sur la seule motivation qu’ils refusent l’autorité de femmes évêques.
  • Nous rappelons que FHEDLES travaille à l’égal accès des femmes et des hommes à tous les ministères ecclésiaux, et au renouvellement de ces ministères pour qu’ils abandonnent leur « pouvoir sacré » au profit d’un service plus évangélique.

L’association Plein Jour s’associe à ce communiqué.

FHEDLES est membre de : Réseaux des Parvis, Réseau Européen Églises et Libertés, Women’s Ordination Worldwide, Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes, International Movement We Are Church, Observatoire Chrétien de la Laïcité (groupe de travail des Réseaux des Parvis)

FHEDLES, chez Temps Présent, 68 rue de Babylone,  75007 Paris – www.fhedles.fr – contact@fhedles.fr


[1] Accord de l’adjectif avec le genre du nom le plus proche, selon l’ancien usage courant avant la réforme idéologique du 18e siècle du « masculin l’emporte ». Voir : http://www.petitions24.net/regleproximite

[2] Du neuf chez les cathos. Des communautés se libèrent, éditions Golias, 2010.

[3] Les Femmes et la nature. L’écoféminisme : Les Réseaux des Parvis, Hors-série n° 24, 2e semestre 2010.

[4] Femmes prêtres : enjeu pour la société et les Églises : Revue Parvis, Hors série n° 15, janvier 2006, Colloque de Paris 2004, 99p.

[5] Faire Église autrement. Un monde autre, des communautés autres : Revue Parvis, Hors série n° 13, septembre 2005, 129p.

[6] Livre blanc pour un statut associatif de l’Église catholique en France, édition DLE, 1999.

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Press release, 13 May, 2011: Support for Bishop William Morris


FHEDLES supports William Morris, Catholic bishop of Toowoomba in Australia, dismissed by Pope Benedict XVI for having simply expressed the idea that there could be more priests if paths that are closed today were explored, notably admitting women to priesthood. We believe that this dismissal is a breach of the equality of women and men and of the communion between the churches.
  • · We are amazed at this dismissal which is extremely unusual as the pope is the bishop of Rome and  should not dismiss a brother bishop like a simple prefect. This kind of disciplinary measure wounds the communion of local Churches fostered by the Vatican II Council. It distances us from the so much wished communion with Eastern Orthodox Churches whose governance is more collegial and it is incompatible with Benedict XVI’s task of « servant of the servants of God ».
  • · We are distressed and angry at how speedily and severely a decision is taken where the point is to curb the equal access of women and men to responsibilities. Publicising an opinion contrary to that of Rome is considered enough cause for dismissal, although it does not threaten the Catholic faith in any way, but is only a matter of organisation as well as the celibacy of priests. This is the dark part of John Paul II’s heritage. The exclusion of women from the governance of the Catholic Church has become such an important doctrine that it is a major obstacle to union with the Anglican churches and that Rome is currently welcoming priests and lay people individually on the sole ground that they refuse to accept female bishops.
  • · FHEDLES  stands for equal access of women and men to church ministries and for their renewal, making them a more evangelic service instead of a « sacred power ».

Since 1969 the mixed-gender feminist association Femmes et Hommes en Église (FHE) has been promoting full equality for women and men in the Catholic church and in the society.

Since 1987 the association Droits et Libertés dans les Églises (DLE) has been working towards recognition of the fundamental rights and freedoms in a more democratic church and in the society.

We have carried out together 22 colloquia and a number of publications, such as the recent ones : Du Neuf chez les Cathos (1) ; L’Écoféminisme (2) ; Femmes prêtres (3) ; Faire Église autrement (4) ; Pour un statut associatif de l’Église catholique en France (5).

Today our members unite within a new association FHEDLES.


FHEDLES is a member of: Réseaux des Parvis, European Network Church on the Move, Women’s Ordination Worldwide, Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes, International Movement We Are Church, Observatoire Chrétien de la Laïcité.

This statement is given with the support of Plein Jour, association supporting the companions of priests or religious fighting towards abolition of the rule of celibacy imposed in the Roman Catholic church.

(1) Du neuf chez les cathos. Des communautés se libèrent, éditions Golias, 2010.

(2) Les Femmes et la nature. L’écoféminisme : Les Réseaux des Parvis, Hors-série n° 15, 2006

(4) Faire Église autrement. Un monde autre, des communautés autres : Revue Parvis, Hors série n° 13, 2005

(5) Livre blanc pour un statut associatif de l’Église catholique en France, édition DLE, 1999.

 

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Commentaire de Claude Bernard, membre de FHEDLES :

(en partie publié par La Croix, le 19 mai 2011)

Comme bien des catholiques, je suis scandalisé par le départ forcé de cet évêque, qui a le mérite de dire la vérité, comme jadis l’a fait Mgr Gaillot, condamné pour les mêmes raisons. Depuis 1995 rien n’a bougé ! les évêques sont considérés comme des préfets du Vatican : toute expression personnelle sur des sujets brûlants est aussitôt sanctionnée. Et bien sûr les délations continuent à faire leur œuvre de démolition. Comment ne pas voir certains chrétiens quitter une Église qui refuse d’aborder de front des sujets vitaux pour l’Église de demain ?

Mgr Morris n’a fait que redire ce qui fut exprimé très ouvertement dans tous les synodes diocésains en France et ailleurs dans les années 1970-1995. A Évry, en 1990, les quelque cinq cents membres du synode (dont j’étais) ont voté à 80% une motion en faveur de l’ordination d’hommes mariés et à près de 70% l’accès des femmes aux ministères ordonnés… Et nous n’avons pas été limogés par le Vatican, pas plus que notre évêque d’alors, Mgr Herbulot, qui est allé personnellement porter nos réponses synodales à Rome.Sans réponse, bien sûr !!!

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