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L’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES) est née le 6 février 2011. Elle succède aux deux associations sœurs Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), nées en 1969 et 1987.

Notre objectif est d’ « œuvrer au sein des Églises et de la société, avec la liberté de l’Évangile, à de nouvelles pratiques de justice, de solidarité et de démocratie pour :


  • l’égalité et le partenariat entre femmes et hommes, en refusant toute forme de discrimination liée au sexe.

  • la transformation profonde des mentalités, des comportements, des institutions pour donner réalité aux droits et liberté de toutes et tous.

  • l’émergence de langages et de symboles renouvelés.

  • la promotion de recherches, notamment historique et théologiques, appelées par les trois objectifs énoncés ci-dessus »


dans le respect de la diversité des cultures et des spiritualités. »

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Donner voix aux déçus et aux « dispersés » (Noi Siamo Chiesa)

Noi Siamo Chiesa (Nous sommes Eglise) [1] a tenu sa XIIIème Assemblée annuelle à Milan

Donner voix aux déçus et aux ‘dispersés’

S’y sont rencontrés nombreux des représentants des diverses réalités locales qui forment le mouvement (…) Dans son introduction, le coordinateur national, Vittorio Bellavite rappelle et commente les points centraux sur lesquels s’est développé l’engagement de Noi Siamo Chiesa : pédophilie, nomination des évêques, crucifix (présence obligatoire dans les écoles et autres locaux officiels), testament biologique, rapports entre la hiérarchie ecclésiastique et le gouvernement, béatification du pape Vojtyla, critique de la lecture faite par la CEI (conférence épiscopale italienne) et le Vatican des 150 années de l’unité italienne. Des interventions nombreuses et stimulantes ont scandé les travaux.

En particulier celle de Luigi Sandri, journaliste et essayiste qui rappelle comment le Concile avait représenté une discontinuité dans l’histoire de l’Eglise et souligné comment aujourd’hui cet héritage fut redimensionné, refoulé, souvent trahi, laissant un vide que la hiérarchie remplit en martelant les présumés ‘fondamentaux’ de la catholicité, à partir de la reproposition du modèle du prêtre masculin-célibataire, en passant par des concepts tels que la ‘loi naturelle’ et des valeurs ‘non négociables’. Positions, de l’avis de Sandri, intrinsèquement débiles autant que stériles. Et qui n’ont plus de prise réelle sur la base catholique. Dans un contexte de genre, la fonction de Noi Siamo Chiesa, selon lui, est de donner voix, résonnance et légitimité à ce sentiment de découragement et de malaise qui atteint une grande partie de l’opinion publique catholique. En témoigne la réaction négative des milieux ecclésiaux milanais aux rumeurs d’une nomination imminante du cardinal Scola à Milan, ressenti comme un désaveu de la voie suivie par le diocèse.

Franco Ferrari, de ‘I Viandanti’ (Les Pélerins) de Parme, dit que, face aux problèmes qui suscitent un découragement et une perte de confiance particulièrement forts, il existe déjà des groupes de base qui reflètent et vivent leur appartenance à l’Eglise sur des positions différentes ou alternatives de celles du magistère. C’est toutefois une réalité encore trop dispersée sur le territoire [2]. Et mal reliés entre eux. Dans le respect de  l’identité et la spécificité de chaque groupe, les Viandanti s’attachent actuellement à construire un réseau de base, qui mettent en féconde communication  tous ceux qui vivent une dimension ‘autre’ de l’Eglise.

Enfin Roberto Fiorini, directeur de Pretioperai (Prêtres ouvriers) rappelle l’expérience et la recherche des prêtres ouvriers, de l’acquisition de la laïcité au refus de toute idolâtrie construisant un Dieu à usage et consommation propres, jusqu’à l’acceptation de ‘ l’exode’, c’est à dire la sortie de soi, de ses propres privilèges, vers l’autre, vers la terre qui sauve (…). Il conclut en affirmant que l’Eglise catholique ne doit pas se sentir ‘plus’ Eglise que les autres dont la réfèrence est l’Evangile et a souhaité qu’au sein de la communauté des croyants, le chemin de libération commence avec la mise en discussion de l’origine de tout  privilège ecclésiastique (cf. article 7 de la Constitution italienne).

Dans l’après-midi la discussion sur les problèmes d’organisation constate la difficulté de créer des groupes locaux, souligne la nécessité d’un plus grand effort de communication, d’un resserrement de la coordination nationale, confirmant l’actuel coordinateur, Vittorio Bellavite.  Enfin il a été relevé que les nombreux contacts internationaux établis ces derniers temps constituent une base solide pour réaliser le «50 years Council Program », qui prévoit des initiatives promues par les mouvements ‘conciliaires’ de base présents dans divers pays pour célébrer  les 50 ans du Concile.

(Adista 2 juillet 2011, n°51)

Traduction Hubert Tournès


[1] . Née il y a 15 ans,  membre d’IMWAC (Mouvement international Nous sommes Eglise) et du Réseau européen Eglises et Libertés (deux réseaux dont FHEDLES est membre) .

[2] . Les communités de base italiennes sont en réseau depuis longtemps et se sont donné une active coordination nationale

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