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L’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES) est née le 6 février 2011. Elle succède aux deux associations sœurs Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), nées en 1969 et 1987.

Notre objectif est d’ « œuvrer au sein des Églises et de la société, avec la liberté de l’Évangile, à de nouvelles pratiques de justice, de solidarité et de démocratie pour :


  • l’égalité et le partenariat entre femmes et hommes, en refusant toute forme de discrimination liée au sexe.

  • la transformation profonde des mentalités, des comportements, des institutions pour donner réalité aux droits et liberté de toutes et tous.

  • l’émergence de langages et de symboles renouvelés.

  • la promotion de recherches, notamment historique et théologiques, appelées par les trois objectifs énoncés ci-dessus »


dans le respect de la diversité des cultures et des spiritualités. »

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Les Femmes et les personnes trisomiques (Alice Gombault)

Mettre sur le même plan la trisomie 21 et la féminité est un rapprochement insolite. C’est ce que vient de faire Danielle Moyse, chercheuse dans divers organismes, dans une excellente chronique publiée par le journal La Croix, le 14 février dernier, en regardant les conséquences  du dépistage prénatal. Dans les deux cas, celui-ci sert à opérer une sélection dans les naissances.

En suivant le raisonnement de Danielle Moyse et,  bien que la féminité ne soit ni une maladie ni un handicap, l’infériorisation très répandue des femmes fait de la féminité le premier « handicap » dans le monde, si l’on retient que le handicap désigne  non seulement des « déficiences » , mais aussi les « limitations d’activité » ou les « restrictions de participation » à la vie sociale. Quelles femmes ne se retrouveraient pas dans cette définition ? Disparité salariale, assignation aux soins du ménage et à l’éducation des enfants, absence de parité dans les postes de responsabilité économiques  ou politiques… Que dire de la « limitation d’activité » explicite qu’impose l’Eglise catholique en refusant aux femmes la responsabilité des communautés chrétiennes dans leur aspect cultuel et symbolique ?

Poursuivant son argumentation, l’auteure rêve d’un monde d’où la misogynie aurait disparu et dans lequel  naître femme ne serait  plus une malédiction. Mais qu’en serait-il des trisomiques ? Et l’auteure d’insister : est-ce la « déficience » qui rend la vie invivable ou le rejet, la négligence et la domination qu’elle occasionne ?  Je ne m’étais jamais senti aussi proche des trisomiques, comprenant que femmes et trisomiques mettent l’humanité au défi  de s’interroger sur le sort  réservé à ceux et celles qui, pour une raison ou une autre n’ont pas ou n’ont plus le pouvoir.

Dans une période où l’on s’interroge sur le genre, qui semble faire peur à beaucoup, ne touche-t-on pas du doigt dans cet exemple proposé, combien l’image des femmes véhiculée par la société, contrarie leur plein développement humain ? S’identifier comme femme équivaudrait à se nier en tant qu’être humain à part entière. Il est souhaitable que chacun et chacune prennent conscience de ces mécanismes pervers qui stigmatisent et excluent et que les jeunes scolaires y soient également initiés.

Alice Gombault

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