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L’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES) est née le 6 février 2011. Elle succède aux deux associations sœurs Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), nées en 1969 et 1987.

Notre objectif est d’ « œuvrer au sein des Églises et de la société, avec la liberté de l’Évangile, à de nouvelles pratiques de justice, de solidarité et de démocratie pour :


  • l’égalité et le partenariat entre femmes et hommes, en refusant toute forme de discrimination liée au sexe.

  • la transformation profonde des mentalités, des comportements, des institutions pour donner réalité aux droits et liberté de toutes et tous.

  • l’émergence de langages et de symboles renouvelés.

  • la promotion de recherches, notamment historique et théologiques, appelées par les trois objectifs énoncés ci-dessus »


dans le respect de la diversité des cultures et des spiritualités. »

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Femmes : le temps de la patience est-il révolu ? (Chenu et Gombault)

Deux militantes de notre association ont été invitées à contribuer au premier numéro électronique de la revue féministe et chrétienne L’autre Parole publiée au Québec. Voici la présentation de leurs articles extraite du « liminaire » de Marie Gratton.

« L’incontournable question des femmes » (par Marie-Thérèse van Lunen Chenu)

« Parce qu’elle est incontournable, la question des femmes en quête de justice et d’égalité constitue une pierre d’achoppement sur laquelle butent non seulement l’Église catholique, mais aussi toutes les religions patriarcales. L’auteure nous explique la complexité des enjeux en cause. En voici quelques-uns : l’écart qui existe entre la situation des femmes dans les sociétés occidentales et celle que leur réserve l’Église catholique, la « structure duelle » : « misogynie et vénération » que celle-ci entretient à leur égard, la pérennité d’un système autoréférent, autosuffisant, et qui se régénère en vase clos, et la revalorisation du masculin jugé seul digne du sacerdoce.

En fin de parcours, elle nous expose comment et sur quelles bases la conception d’elle-même que se fait l’Église de Rome doit être profondément renouvelée. Combien nous sommes loin de l’idéal évangélique! Marie-Thérèse van Lunen Chenu vit cette distance prise par l’institution comme une douleur […] Avec une indéfectible espérance, entretenue depuis plus d’un demi-siècle de militance, elle nous en propose les remèdes. Toutefois, « lorsque le malade aime sa maladie, qu’il a peine à souffrir que l’on y remédie », comme nous le rappelait Molière. Nous savons depuis longtemps combien à Rome la guérison tarde à venir… »

(Marie Gratton, « Liminaire », L’autre Parole, n° 131 – Autoritarisme et machisme du Saint-Siège)

« Le temps de la patience ne serait-il pas révolu ? » (par Alice Gombault)

« Alice Gombault énumère une série de dossiers où, loin d’avancer, Rome semble reculer. Qu’il s’agisse de la morale sexuelle, des relations paradoxales liées avec les anglicans, du rapprochement avec les intégristes lefêvristes, des rapports d’autorité entre le clergé et les « simples fidèles », et tout particulièrement quand il s’agit de femmes, partout notre patience en tant que féministes chrétiennes est mise à rude épreuve.

Alice Gombault voit notre salut dans la création de nouvelles coutumes, parce que « c’est la coutume qui fait évoluer le droit ». Il faut « transgresser », c’est-à-dire aller « au-delà », et en dehors des sentiers battus par le droit patriarcal.»

(Marie Gratton, « Liminaire », L’autre Parole, n° 131 – Autoritarisme et machisme du Saint-Siège)

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