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L’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES) est née le 6 février 2011. Elle succède aux deux associations sœurs Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), nées en 1969 et 1987.

Notre objectif est d’ « œuvrer au sein des Églises et de la société, avec la liberté de l’Évangile, à de nouvelles pratiques de justice, de solidarité et de démocratie pour :


  • l’égalité et le partenariat entre femmes et hommes, en refusant toute forme de discrimination liée au sexe.

  • la transformation profonde des mentalités, des comportements, des institutions pour donner réalité aux droits et liberté de toutes et tous.

  • l’émergence de langages et de symboles renouvelés.

  • la promotion de recherches, notamment historique et théologiques, appelées par les trois objectifs énoncés ci-dessus »


dans le respect de la diversité des cultures et des spiritualités. »

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Humaniser le monde par delà les religions (revue Parvis n°59)

Humaniser le monde peut sembler un projet inaccessible, tant sont puissantes les forces de domination, d’aliénation et de destruction, mais la foi peut renverser des montagnes et c’est elle que ce dossier interroge. Foi en la vie et en l’être humain dont, au-delà de leurs particularismes, les religions sont porteuses par les intuitions qui les fondent, et que partagent les spiritualités agnostiques ou athées. L’interdépendance devant les dangers appelle en retour une capacité de résistance et d’invention solidaires.

Une « bonne nouvelle » pour tous les hommes – Du particulier vers l’universel sans rien renier (Jean-Marie Kohler). L’inspiration fondatrice de la primauté de l’amour qui est à la source de toutes les spiritualités et de tous les humanismes peut transcender la diversité des doctrines. Le temps est venu de l’entendre à neuf, comme bonne nouvelle pour tous les hommes dans l’environnement contemporain tel qu’il est. L’humanisation du monde repose sur une foi commune en la vie et en l’homme dont nulle religion ne peut embrasser le mystère mais qui n’en exclut aucune. Une foi qui, tout en étant toujours particulière, vibre au diapason de tout ce qui est humain et divin dans le monde.

Le monde de demain, s’il ne s’est pas autodétruit, sera tout autre (Françoise Gaudeul et Lucienne Gouguenheim). Tout est là pour prédire une issue catastrophique à l’immensité des périls actuels… Quel sursaut pourrait nous en sauver ? La multitude d’initiatives créatrices locales est le vivier du futur, mais il leur manque de se conjuguer pour être capables d’imposer « un autre monde ». Un exemple de projet fédérateur est la mise en forme d’une transition écologique, fondé sur les économies d’énergie, que propose Gaël Giraud ; il nécessiterait pour se réaliser une modification profonde du mode de fonctionnement de l’Union européenne, fondée non plus sur le dogme de la compétition et du libre-échange, mais sur la solidarité.

Rencontre avec une lectrice (Bernadette Santiano). Un exemple des échanges suscités par la lecture de la revue, au sein d’un groupe constitué autour d’elle, et des témoignages que celle-ci suscite. Economies d’énergie, mariage et amour, vivre ensemble : « humaniser le monde commence par apprendre à se tolérer, à s’écouter et à prendre ensemble les décisions dans l’intérêt de tous ».

La théologie de la libération : un paradigme universel de civilisation ? (Jean-Paul Blatz) Alors que le non-respect des droits humains et la misère matérielle poussent des foules de personnes à manifester contre les injustices sociales et l’absence de démocratie, la théologie de la libération ne pourrait-elle pas, comme l’Evangile lui-même, mais sous des formes nouvelles, être proposée à toutes les femmes et tous les hommes qui aspirent à la justice et à la paix, au-delà de leurs religions ou croyances ?

La Fondation pour une éthique planétaire (Anthony Favier) La Fondation Hans Küng part de l’idée qu’il existe déjà parmi les religions un consensus minimal sur des valeurs contraignantes, des normes irrévocables et des attitudes morales essentielles, capables de fonder une éthique planétaire. Quatre[1] principes la structurent : l’engagement en faveur de la culture de la non-violence : l’élaboration d’une économie juste où la répartition des richesses doit être questionnée alors que la pauvreté est patente ; la culture de tolérance ; l’égalité et le partenariat homme femme.

Foi, religion, chemins d’humanisation (Georges Heichelberg) Confrontée aux valeurs et aux attitudes contemporaines, la proposition chrétienne ne peut revendiquer ni privilège ni dispense sauf à se vouer elle-même au musée des idées mortes. Pour le christianisme, l’attitude religieuse, le ritualisme devraient être seconds par rapport à son souci d’humanité.

Perspectives d’un renouveau spirituel à l’ère de la mondialisation (Jean-Baptiste de Foucauld) Mises en concurrence par la mondialisation, les religions vont-elles devenir l’une des drogues du marché ? Il est temps pour elles de reconnaître les doubles dimensions – que chacune possède, de manière plus ou moins apparente – des voies d’accès au divin : immanence ou transcendance, par relation directe ou par la médiation d’une institution, d’un livre ou d’un culte, par la contemplation ou dans l’action. Si l’on dépasse ces clivages dans une compréhension commune, le caractère lumineux des religions vécues l’emportera sur leur face obscure et violente et elles pourront devenir factrices de paix et non de conflit et apporter aux démocraties, tout en les respectant, la dimension verticale qui leur manque.

La spiritualisation et l’humanisation de l’Homme sans l’aide des religions (Michel May). Les recherches actuelles en milieu musulman, menées sous l’impulsion de la « Nahda » – la Renaissance arabe – portent un souffle religieux visant essentiellement la fraternité humaine (Kalil Gibran), ou la prévision de la fin de la prise en charge de la vie spirituelle des êtres humains par la religion (Abdennour Bidar) ; la modernité serait le moment où Dieu se retire, parce que l’Homme est devenu capable de se guider tout seul dans le monde (Mohamed Iqbal).

A partir d’un patrimoine spirituel fragmenté, construire la « maison commune » de l’humanité ? (Jean-Bernard Jolly) L’aliénation de l’homme contemporain, réduit à des besoins formatés dans la société marchande, touche la reconnaissance même de sa réalité proprement humaine. La foi dans le devenir de l’homme, à travers la promotion de ses droits et de ses aspirations face à l’amour et à la mort, est partagée par toutes sortes de spiritualités, y compris athées ou agnostiques. Ces différents efforts vont dans le sens d’une tâche commune dont un élément déterminant est l’apprentissage du vivre ensemble. Ils cherchent à construire la « maison commune » de l’humanité, consciente de son interdépendance et des risques mortels qu’elle court aujourd’hui à rester divisée.

Lucienne Gouguenheim

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