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L’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES) est née le 6 février 2011. Elle succède aux deux associations sœurs Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), nées en 1969 et 1987.

Notre objectif est d’ « œuvrer au sein des Églises et de la société, avec la liberté de l’Évangile, à de nouvelles pratiques de justice, de solidarité et de démocratie pour :


  • l’égalité et le partenariat entre femmes et hommes, en refusant toute forme de discrimination liée au sexe.

  • la transformation profonde des mentalités, des comportements, des institutions pour donner réalité aux droits et liberté de toutes et tous.

  • l’émergence de langages et de symboles renouvelés.

  • la promotion de recherches, notamment historique et théologiques, appelées par les trois objectifs énoncés ci-dessus »


dans le respect de la diversité des cultures et des spiritualités. »

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Le 8 mars, faisons nous entendre ! (M. C-D)

Depuis 1982

Le 8 Mars a obtenu son statut officiel de Journée Internationale des Femmes en France en 1982.

Inaugurée par un discours présidentiel, cette journée s’est poursuivie par les premiers états généraux de la misogynie à la Sorbonne, auxquels ont participé de nombreuses femmes du monde politique et artistique, et des centaines de femmes anonymes, venues de toute la France.

Une manifestation s’est déroulée à la Bastille, très festive, avec l’Union des Femmes Françaises, et beaucoup d’autres associations et mouvements de femmes, et des milliers de femmes de tous âges et de toutes conditions.

Deux femmes alpinistes ont escaladé la statue de la place de la République, geste agréablement symbolique.

 

30 ans, nous sommes loins de l’égalité effective

Nous voici trente ans plus tard.

La loi Roudy pour l’égalité professionnelle a été votée dés 1983, mais l’écart de salaire entre hommes et femmes demeure inexorablement de 27%.

Suite aux réclamations récurrentes des femmes sur les discriminations à l’embauche et au travail, la loi de 2006 a fait obligation aux entreprises de négocier pour réduire les écarts de salaire avant le 30 décembre 2011. Cette injonction semble être restée lettre morte.

Pire, de source syndicale, douze seulement des quatre vingt six familles professionnelles concentrent 52% des emplois occupés par les femmes.**

Les retraites des femmes restent inférieures de 40% à celles des hommes.

En ces temps de crise, l’OCDE a rappelé en vain que la croissance des inégalités pouvait menacer la croissance économique et la cohésion sociale …

La loi de 2000 sur la parité sera toujours appliquée « plus tard » par les partis politiques ; et la loi de 2010 sur les violences familiales envers les femmes est peu ou mal utilisée.

Alors, en cette année 2012, les appels des organisations pour la défense des droits humains, et des droits des femmes, se font plus virulents : » Égalité, parité, effectivité ! », demande la LDH ( Ligue des Droits de l’Homme).

Par un manifeste intitulé « mais qu’est ce qu’elles veulent encore ? » 40 associations de défense des droits des femmes interpellent les candidats à la présidence de la République.

Citons parmi elles : »Femmes pour le dire, femmes pour agir, » qui défend les femmes handicapées, L’Association française des femmes Diplômées des Universités ; l’association « Entr’aide et mouvement des Femmes », qui milite pour la parité ; l’Amicale du Nid, qui lutte contre la prostitution, « SOS les Mamans, »qui  travaille à la défense des foyers monoparentaux, et l’application de la déclaration des droits de l’Enfant dans les décisions de justice ; le GAMS, qui s’oppose aux mutilations sexuelles et aux mariages forcés….

« Nous n’avons pas besoin de nouvelles lois, nous avons besoin de volonté ! »

C’est ce que disent les femmes de toutes les instances, qui ne rêvent que d’une chose : pouvoir cesser de lutter, et vivre en partageant un monde où elles sont enfin reconnues comme « la moitié du Ciel ».

Tiraillées entre ceux qui leur présentent comme solution un retour à un familialisme archaïque qui les efface et leur enlève toute autonomie ; et de pseudos « progressistes » qui prônent l’encadrement de la traite des corps, prostitution légalisée et mères porteuses ; les femmes se doivent à une vigilance absolue : ce sont toujours des hommes qui veulent décider de leur place et de leur sort, sous toutes sortes d’artifices trompeurs.

 

Les femmes se voient confisquer Dieu

Mais une des plus grandes offenses qui leur est faite est aussi , à mon sens , de se voir confisquer Dieu. En effet, les trois monotheismes sont parasités par des fondamentalismes qui occupent toute la place avec une obsession de la pureté des femmes et des mœurs plus que suspecte ; et qui ne cache qu’une soif de domination et de pouvoir.

Or leur discours déteint, et les femmes sont alors sommées de choisir :se soumettre si elles veulent demeurer croyantes et pratiquantes, ou se démettre, et jeter Dieu avec la religion si elles veulent combattre. Un autre tiraillement insupportable. Une situation de perpétuelles otages.

Et elles doivent sans cesse réaffirmer leur droit de se définir elles-mêmes, hors des stéréotypes brandis par les uns ou les autres.

Même ici, en Europe, la pauvreté des représentations des femmes dans les media est consternante ; il y a une absence totale de diversité des modèles, qui conduit à une non-visibilité des femmes réelles.

Pourquoi les femmes catholiques n’interpelleraient pas, elles aussi, l’institution ecclésiale sur le traitement qui leur est fait ?

Il s’agit du statut même des êtres féminins, sujettes dés l’enfance à un apartheid profond qui ne dit pas son nom.

Toute discrimination, toute infériorisation, est le berceau de la violence, et l’Eglise ne veut pas le savoir. Toute injustice ne produit que de la haine, et l’Eglise-institution justifie  ou excuse les violences des hommes pour condamner systématiquement les femmes ,qui se débattent dans des vies difficiles. Au lieu d’être un appui pour elles dans leur volonté d’une vie plus juste, elle les enfonce. Et à titre individuel, les prêtres ont bien du mal à les soutenir, leur dire qu’il s’agit bien de disfonctionnements humains, étrangers à la parole de Dieu.

Sans les femmes, une société décline et meurt ; sans les femmes qui transmettent la foi, la Parole vivante se perd.

Le 8 mars, faisons nous entendre !

MCD.

**professions en question :assistante maternelle, aide ménagère/aide à domicile,aide-soignante, infirmière, sage-femme, assistante sociale, éducatrice de jeunes enfants, institutrice/enseignante, agent d’accueil, standardiste, secrétaire, caissière.

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