Les religieuses canadiennes n’ont pas peur de s’indigner ! (MTh LC)

Les religieuses canadiennes de « l’association pour le droit des femmes » (ARDF), n’ont « pas peur de s’indigner ! »

Elles se déclarent  solidaires d’un féminisme très actuel  qui identifie  de nombreuses luttes à mener pour atteindre l’égalité des droits des femmes et des hommes et  elles ne veulent pas dissocier leur engagement dans la société civile et dans l’Eglise. Elles identifient les  deux grands systèmes qui marginalisent et exploitent les femmes : le patriarcat et le capitalisme néolibéral, ne craignant pas de se demander : Comment expliquer qu’en 2012 les femmes soient encore si peu reconnues dans l’Eglise ?

L’association ARDF– né dans la foulée de la Conférence de l’ONU pour l’Année de la Femme en 1975 – regroupe des religieuses, nommées « répondantes » par leurs congrégations qui se lient ainsi à une réflexion et pratique en commun.

Leur dernier bulletin Reli-femmes en mouvement -N°75, Mai 2012- montre comment leurs engagements sont originaux et exemplaires : elles se méfient d’être prises  pour leader et cherchent plutôt à rejoindre,  encourager  et soutenir ce qu’elles voient naître sur le terrain. Elles participent aussi activement au processus de la Marche Mondiale des Femmes, aux bilans des Etats Généraux de l’action et de l’analyse féministe qu’à l’étude critique de la privatisation des soins de santé, de la traite des femmes, ou à des journées d’éducation, de formation, de ressourcement spirituel, faisant foi aux apports de la théologie féministe. Bref, elles se prêtent à des initiatives très différentes tout en gardant une perception vive de leur mission religieuse.

On lit encore qu’elles ont établi et se tiennent à une structure et une pratique de concertation d’autant plus nécessaire que l’association regroupe des religieuses de congrégations très diverses, implantées dans de très nombreuses régions du Canada.

Leur bulletin ouvre des fenêtres sur d’autres pays, il présente entre autres la Conférence des Baptisé-e-s de France et  un bon texte de  la théologienne Marie-Andrée  Roy  sur «  le fondamentalisme et son développement dans l’église catholique ».

M-Th L C