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L’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES) est née le 6 février 2011. Elle succède aux deux associations sœurs Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), nées en 1969 et 1987.

Notre objectif est d’ « œuvrer au sein des Églises et de la société, avec la liberté de l’Évangile, à de nouvelles pratiques de justice, de solidarité et de démocratie pour :


  • l’égalité et le partenariat entre femmes et hommes, en refusant toute forme de discrimination liée au sexe.

  • la transformation profonde des mentalités, des comportements, des institutions pour donner réalité aux droits et liberté de toutes et tous.

  • l’émergence de langages et de symboles renouvelés.

  • la promotion de recherches, notamment historique et théologiques, appelées par les trois objectifs énoncés ci-dessus »


dans le respect de la diversité des cultures et des spiritualités. »

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Pour la fin du monologue romain (communiqué de FHEDLES sur la renonciation de Benoit XVI).

Communiqué de FHEDLES concernant la renonciation de Benoit XVI à sa charge. 12/02/2013

FHEDLES salue la lucidité de Benoît XVI dans sa renonciation à sa charge de ministre de l’unité. Cette décision désacralise la fonction de pape. Elle manifeste aussi l’impasse d’une centralisation excessive de l’Église et du gouvernement bureaucratique d’un milliard de Catholiques.

Nous appelons le prochain évêque de Rome à revenir à la collégialité épiscopale et au dialogue avec le peuple chrétien qui est la règle primitive de l’Église remise à l’honneur par le Concile Vatican II.

Remémorons-nous trois échecs du monologue romain qui incitent à un changement de cap.

Commençons par la prétention de l’ancien Cardinal Ratzinger à faire de l’exclusion des femmes de la prêtrise une décision infaillible[1] sans même consulter les évêques. Sur ce sujet, comme sur d’autres réformes nécessaires de l’Eglise, Benoît XVI est resté fermé aux requêtes d’une immense part du peuple chrétien et a choisi l’excommunication de femmes prêtres et de leurs soutiens.

Sa recherche de l’unité de l’Eglise a surtout consisté en la reconquête de quelques prêtres[2] refusant la liberté religieuse (la Fraternité Saint Pie X[3]) ou opposés à l’ordination de femmes et de personnes homosexuelles (certains Anglicans et Luthériens). Depuis la nomination de Joseph Ratzinger comme préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, les Catholiques réformateurs ont été quant à eux récusés et étouffés.

Les ouvertures timides de Benoit XVI concernant le préservatif[4] ne peuvent nous faire oublier ses propos ambigus en Afrique[5]. Ils furent d’autant plus irresponsables que le système ecclésial actuel donne un poids démesuré à la moindre opinion, impression ou hypothèse théologique du pape.

 

Saluons tout de même chez Benoît XVI la poursuite des gestes d’amitié envers les Juifs et des rencontres interreligieuses d’Assise, les actions contre les crimes pédophiles du clergé[6] et les sanctions contre les Légionnaires du Christ. Nous avons apprécié aussi sa valorisation d’une relation féconde entre la raison et la foi.

Nous lui souhaitons une retraite sereine et théologiquement féconde.

FHEDLES

https://www.facebook.com/pages/Fhedles/119447854844497


[2] Nous rappelons tout de même que l’assentiment du cardinal Ratzinger a sans aucun doute permis l’adoption de la déclaration commune des Luthériens et Catholiques sur la doctrine de la justification mettant fin à plusieurs siècles d’anathèmes. http://www.catho-theo.net/spip.php?article32.

[3] Au prix de maladresses insignes comme la levée de l’excommunication de l’évêque négationniste Williamson.

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