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L’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES) est née le 6 février 2011. Elle succède aux deux associations sœurs Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), nées en 1969 et 1987.

Notre objectif est d’ « œuvrer au sein des Églises et de la société, avec la liberté de l’Évangile, à de nouvelles pratiques de justice, de solidarité et de démocratie pour :


  • l’égalité et le partenariat entre femmes et hommes, en refusant toute forme de discrimination liée au sexe.

  • la transformation profonde des mentalités, des comportements, des institutions pour donner réalité aux droits et liberté de toutes et tous.

  • l’émergence de langages et de symboles renouvelés.

  • la promotion de recherches, notamment historique et théologiques, appelées par les trois objectifs énoncés ci-dessus »


dans le respect de la diversité des cultures et des spiritualités. »

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Pour que les femmes soient enfin écoutées par L’Eglise catholique

À propos du texte de Lucetta Scaraffia Les femmes au Purgatoire (Le Monde des Idées, samedi 3 juin 2017) Pour que les femmes soient enfin écoutées par l’Église catholique On ne conçoit plus dans la culture occidentale d’aujourd’hui d’organisation uniquement dirigée par les hommes. Cette situation que connaît l’ actuelle Église catholique la fait apparaître comme une institution d’un autre âge avec les conséquences que l’on connaît : chute de la pratique religieuse chez les femmes, baisse drastique des vocations religieuses féminines etc. Tel est le diagnostic fort pertinent que pose Lucetta Scaraffia dans son article paru dans Le Monde des idées du samedi 3 juin 2017. Elle appelle les femmes à agir pour forcer le changement. D’ou viennent alors la déception que l’on éprouve, une fois parvenu/e à la fin du texte et le sentiment que l’on se trouve dans une impasse ? Lucetta Scaraffia affirme que les femmes veulent et doivent être écoutées et que leur participation à la vie de l’Église peut advenir sans que leur statut change en rien. Mais précisément cette impossibilité pour les femmes d’être écoutées ne découle-telle pas directement du statut qui leur est octroyé dans l’Église, statut fondé sur des présupposés d’autant plus forts qu’ils sont inconscients ? (l’auteure elle-même le démontre fort justement à propos du concept de « génie féminin »). Or ces présupposés sont tellement ancrés qu’ils la conduisent à s’auto-censurer au fur et-à-mesure de l’article. Ainsi à propos de l’exclusion des femmes du sacerdoce: Lucetta Scaraffia en arrive à la justifier à l’aide de la même argumentation qu’elle disqualifiait à propos de la direction des différentes instances de la société civile. Pourquoi la différence entre les sexes devrait-elle se traduire par l’impossibilité des femmes d’accéder au sacerdoce alors qu’elle ne saurait justifier leur exclusion de tout autre rôle dans la société ? Pourquoi l’égalité sociale et professionnelle serait-elle porteuse d’indifférenciation « des genres » – dangereuse – dans le seul cas de l’accès des femmes à la prêtrise alors que l’auteure ne semble pas la trouver préoccupante quand il s’agit de toutes les autres fonctions de direction (politique, économique, entrepreneuriale, culturelle, etc) ? Pourquoi ce que la société occidentale juge désormais – et l’auteure avec elle – totalement injustifié, à savoir que tout le monde (entendons les femmes) n’a pas le droit de faire les mêmes choses, devient tout à coup porteur de fertilité concrète et symbolique. Est-ce prudence tactique ? Lucetta Scaraffia semble même en retrait par rapport au Pape François sur la question du diaconat qui selon elle est le dernier pas avant le sacerdoce. Pourtant les diacres sont actuellement des hommes mariésqui n’ont nulle intention de devenir prêtres et leur rôle ne semble pas provoquer la « grande nervosité » que l’auteure croît déceler chez le clergé à propos de l’ouverture éventuelle du diaconat aux femmes. Du coup, les esquisses de solution qu’elle avance ne semblent concerner que les religieuses alors qu’ au début de son texte, elle parlait à juste titre de toutes les catholiques, religieuses ou laïques. Est-ce pour cela qu’elle semble maladroitement justifier l’encyclique Humanae vitae dont on connaît pourtant les conséquences incalculables qu’elle a eues sur les relations de l’Église catholique avec les femmes. Sans vouloir faire de procès d’intention à Lucetta Scaraffia, le fait de prétendre que les méthodes naturelles de contraception se sont révélées efficaces relève du voeu pieux plus que d’une vérité rationnellement établie. Et on est peiné/e de voir l’écologie appelée à la rescousse dans un regrettable mouvement d’instrumentalisation ! Heureusement, il est actuellement des femmes – et des hommes – catholiques qui réfléchissent et agissent de diverses manières pour sortir de l’impasse que ce texte révèle malgré les intentions dans son auteure et pour faire en sorte qu’enfin les femmes soient véritablement écoutées. Annie Crépin, coprésidente de FHEDLES (Femmes et Hommes, Droits et Libertés dans les Églises)

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