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L’association Femmes et Hommes Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société (FHEDLES) est née le 6 février 2011. Elle succède aux deux associations sœurs Femmes et Hommes en Église (FHE) et Droits et Libertés dans les Églises (DLE), nées en 1969 et 1987.

Notre objectif est d’ « œuvrer au sein des Églises et de la société, avec la liberté de l’Évangile, à de nouvelles pratiques de justice, de solidarité et de démocratie pour :


  • l’égalité et le partenariat entre femmes et hommes, en refusant toute forme de discrimination liée au sexe.

  • la transformation profonde des mentalités, des comportements, des institutions pour donner réalité aux droits et liberté de toutes et tous.

  • l’émergence de langages et de symboles renouvelés.

  • la promotion de recherches, notamment historique et théologiques, appelées par les trois objectifs énoncés ci-dessus »


dans le respect de la diversité des cultures et des spiritualités. »

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S’engager pour une Europe de Justice et de Paix (Réseau Européen Eglises et libertés)

Message du Réseau Européen Eglise et Liberté - Assemblée Générale de Madrid (9 au 12 mai 2013)

Être réalistes, dans les difficultés d’aujourd’hui, signifie s’engager pour une Europe de Justice et de Paix qui  réhumanise et réenchante ses citoyen-ne-s

La  très grave crise économique, qui a commencé il y a cinq ans et qui ne paraît  pas s’affaiblir, pose des problèmes qui,  pour certains de leurs caractères, mettent en question  le rôle même de l’Europe tel qu’elle a pris forme avec ses institutions  et s’est organisée ces cinquante dernières années. Dans cette situation, des souffrances, des incertitudes et des malaises de toutes sortes, qui concernent aussi les dimensions spirituelles de l’existence, s’aggravent  de plus en plus.

En tant que citoyens et citoyennes catholiques européens nous confirmons notre confiance dans le processus de collaboration entre les peuples de notre continent, qui a commencé après le seconde guerre mondiale,  mais nous devons aussi  constater et dénoncer les politiques néo-libérales et la dictature des structure financières qui, surtout avec la crise, sont un obstacle aux objectifs originaires: la sauvegarde et la promotion des droits de l’Homme, notamment l’égalité/parité  femme/homme;  la cohésion interne et les dialogues interculturel et interconvictionnel dans tous les pays; la réduction des inégalités dans chaque pays  et entre les différents pays; la contribution à la paix fondée  sur la justice dans le monde; le renforcement de la démocratie dans tous les pays et notamment dans ceux qui depuis peu de temps font partie de l’Union Européenne.

Ces politiques qui cherchent à combiner croissance et réduction des dettes  ne conduisent qu’à l’austérité qui frappe les couches les plus faibles de la population, les jeunes et les femmes surtout,  compromettent profondément les conquêtes du « welfare State » qu’on pensait définitives, favorisent les pays forts et augmentent beaucoup l’écart social et économique entre les zones riches et les zones pauvres du continent, de même qu’entre les classes sociales possédantes et les défavorisées au sein d’un pays, avec des conséquences parfois dramatiques.

C’est surtout à cause de la crise  que les positions en faveur des intérêts  nationaux, régionaux et corporatistes  gagnent  de nombreuses couches de l’opinion publique européenne et aussi les classes sociales les plus pauvres, et risquent de se manifester fortement lors des élections au Parlement Européen  l’année prochaine.  On doit connaître et analyser ces positions  qui s’opposent clairement à une société équitable et solidaire,  mais on doit les combattre  avec force. Ces  positions  se manifestent surtout contre les migrants, européens et non européens, qui sont des personnes vulnérables et en difficulté, et cela arrive là où ils cherchent du travail et donc la dignité,  mais  aussi bien dans leurs pays d’origine. Contre toutes ces poussées de renfermement sur soi, les forces sociales et politiques démocratiques et les institutions,  tout d’abord l’Union Européenne, doivent intervenir activement avec une politique d’accueil et d’intégration.

Pour que les choses prennent un nouveau cours en Europe il faut une politique économique  alternative à celle d’aujourd’hui qui obéit à la seule logique des rapports de force et de la défense  de puissants intérêts constitués.

Nous constatons aussi   avec inquiétude que  pour une nouvelle Europe:

1) la politique étrangère de notre continent sans réelle visibilité est  très faible à l’égard des pays de la Méditerranée et du Sud, et  incapable d’agir pour la  paix selon des critères de justice  dans les zones de crise (Proche Orient) ;

2) après la chute du mur de Berlin,  les forces armées  ont gardé et même renforcé leur pouvoir, avec le silence complice de l’opinion publique, et ainsi se poursuit un énorme gaspillage de ressources, qui pourraient être utilisées pour la société, tandis que le commerce des armes s’intensifie. Des engins nucléaires sont toujours présents en Europe et le désarmement nucléaire est bloqué

3) les pouvoirs des réseaux mafieux, grâce aussi à leur caractère mondialisé,  s’élargissent et se renforcent ;

4) l’action politique  en faveur de l’éducation, de la culture et de l’environnement n’est plus du tout prioritaire.

éclairés par l’évangile de Jésus, nous pensons  qu’il est de notre devoir devant cette situation de parler et d’agir  dans les domaines individuels  et collectifs, car elle bafoue les valeurs d’éthique, de solidarité  et d’engagement  pour la paix  fondées sur la dignité des hommes et des femmes, sur le respect qui leur est dû,  les droits qui en découlent  et sur la justice, valeurs qui trouvent leurs racines et leur  source dans notre foi.

C’est pourquoi, nous constatons avec désarroi que notre église dans ses structures au sommet, qu’elles soient nationales ou européennes (COMECE et CCEE), ne réagit pas devant la gravité de la situation avec la passion, l’ouverture, la collégialité et l’efficacité qui devraient être les siennes dans ses rapports avec la société civile et les institutions pour qu’ils soient le reflet de l’ensemble de l’église. Mais il y a de nombreux citoyens et citoyennes  catholiques qui s’engagent avec conviction dans la réalité sociale, même si certains ont, parfois, une vision qui se limite à une assistance,  provisoirement nécessaire certes, mais qui doit être dépassée  par une vision et une action politique complète qui tende à rendre caduque cet assistanat.

Aussi, sommes-nous convaincus que les responsables de l’église catholique ne doivent en aucune manière défendre ses privilèges ou jouer dans la société et dans les institutions nationales et européennes des rôles qui brouillent le message évangélique de Jésus, en transformant service en pouvoir (notamment à travers l’article 17 de la nouvelle Constitution Européenne). Comme au temps du régime de chrétienté qui a disparu et dont nous ne devons pas être nostalgiques.

Nous, citoyens et citoyennes européens chrétiens et chrétiennes de base, dont beaucoup se situent à l’intérieur de l’église catholique à laquelle ils appartiennent  en refusant  tout ce qui s’apparente à un véto et à un obstacle de la part de la hiérarchie, nous devons promouvoir des actions pour que tous les croyants des différentes religions agissent ensemble, et pour qu’ainsi le chemin emprunté par notre continent, en ce début du XXIème siècle, puisse changer de direction et permette, au-delà des vieilles hégémonies et des oppositions  Est-Ouest / Nord-Sud, de collaborer avec les grands pays émergents.

C’est par ces efforts que dignité, Respect mutuel, Justice et Paix auront plus de chances de parvenir à guider l’humanité.

Madrid, le 12 mai 2013

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FHEDLES est membre fondateur du Réseau Européen Églises et Libertés

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